Rédaction/ avril 13, 2018/ L'actu positive/ 0 comments

C’est pour la plupart des gens, mettre les timbres dans une boite. Les gardant pour un hypothétique collectionneur dans la famille ou chez les amis. À quel moment franchit-on un cap pour devenir un vrai collectionneur de timbres ?

Un vrai collectionneur est une personne à part. Il jette rarement car ça pourrait toujours servir. Il n’a ni âge, ni sexe ni couleur et ni patrie. C’est vous, c’est moi et c’est aussi quelqu’un qui habite à l’autre bout de la planète ou votre voisin. En fait on garde et puis d’un coup, une petite collec’ prend forme. On s’y attache, on commence à les mettre en valeur et à vouloir s’en procurer davantage.

La philatélie, c’est particulier : « C’est moins et c’est plus. C’est un refuge », comme le chantait Jean Guidoni. À partir du moment ou entasser devient machinal et lassant, le néo collectionneur se procure un album de rangement afin de classer ses timbres par pays. La majorité des gens s’arrêtent-là en général et l’album fini dans un placard. Il ressortira le moment où un autre débutant se prendra lui aussi au jeu et viendra profiter d’un début de collection jamais terminée. Ils voudront alors savoir ce qu’elle vaut, et se procureront un livre de cotation (où chaque timbre est numéroté, référencé, en neuf et en oblitéré), pour en savoir davantage.


Une légende tenace venue d’ailleurs, laisse penser qu’un timbre oblitéré cote mieux qu’un timbre neuf. C’est totalement faux ! À part quelques exceptions, les timbres neufs cotent généralement plus ou beaucoup plus. Les timbres sans charnières, eux, beaucoup plus rares, peuvent être cotés à plus d’un million d’euros ! Je rassure les naïfs et les affairistes : vous ne trouverez pas dans vos albums ces timbres. Ni même en allant farfouiller dans le grenier du grand père, qui a gardé la correspondance de guerre de son vieux papa.
En fait la grande majorité des timbres ne vaut pas grand-chose sauf s’ils sont nombreux mais si vous avez la chance de posséder un timbre avec une belle cote – disons 100 euros-, n’espérez pas le vendre à ce prix-là. Le prix moyen des timbres actuellement tourne entre 10 et 20% de la cote, voire moins, notamment avec les ventes aux enchères qui fonctionnent vraiment très bien sur internet car le coup postal est souvent faible. Cela permet de se procurer des timbres de pays très lointains en quelques clics.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les albums de rangement classique que l’on rencontre aujourd’hui, n’existaient pas avant 1950, aussi utilisait-on des classeurs reliés où l’on fixait à l’aide d’une charnière, les timbres sur des feuilles ou sur des albums style « Panini ».

La philatélie à de nombreux avantages et est une passerelle de découvertes. Elle permet pour les plus curieux de s’intéresser à la géographie. Par exemple : « J’ai un timbre qui vient des îles Sandwich. Mais ça se trouve où ? ». On s’intéresse aussi à l’Histoire dans son ensemble : « Qui a envahi qui et à quel moment ? ». C’est une occupation qui demande de la rigueur, de la concentration et qui permet à l’esprit de ne penser à rien d’autre. Une activité relaxante, moyen de se sentir zen et sans stress. Dans le silence ou en musique, seul ou à plusieurs selon son ressenti, on peut même la pratiquer en groupe.

Sachez qu’il existe en Essonne un certain nombre de clubs et d’associations sur le sujet. Voici quelques adresses qui pourraient vous servir :
Cercle philatélique de Draveil
Adresse de l’association :
Château de Villiers
5, avenue de Villiers
91210 DRAVEIL
jamaudor@orange.fr

Société philatélique de Mennecy
Adresse de contact :
chez M. Louis-Paul Ayrinhac
6, rue des Perdrix
91540 MENNECY
01 64 99 74 30

Amicale philatélique Rissoise
Adresse de contact :
chez M. Serge Gérardin
16, avenue Guy Moquet
91700 SAINTE GENEVIEVE DES BOIS
06 50 61 35 30

Fab’

Advertisements

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*