Rédaction/ mai 28, 2018/ L'actu positive, Rencontres essonniennes/ 0 comments

Dans une interview accordée à «Latitude91», le joueur de 24 ans et le fils du président du club de football de Fleury-Mérogis, Enzo Bovis nous dévoile ses débuts avec le club essonnien en la Nationale 2, ainsi que son quotidien et ses ambitions sportives. 

Peux-tu me parler de ton parcours en jeune ?

Tout d’abord le foot est une histoire de famille chez moi puisque mon père est le président du club de foot de Fleury-Mérogis qui évolue actuellement au 4ème échelon du football français c’est-à-dire en National 2. A l’âge de 5 ans j’intègre la section des débutants au FC Fleury. J’ai ensuite gravi tous les échelons et j’ai effectué tout mon parcours dans le même club. Du fait de mon ancienneté et du poste auquel j’évolue (celui de défenseur central) je me suis retrouvé capitaine en u13 u15 et u19. J’ai connu à chaque fois au moins une voire deux montées dans ces catégories. Aujourd’hui âgé de 24ans, je termine ma 19ème année au club avant de sûrement entamer ma 20ème l’année prochaine.

Quel est ton meilleur souvenir avec le FC91?

A vrai dire j’en ai deux qui au final ne font qu’un puisque ces deux souvenirs sont réunis sous le parcours de la coupe de France. En décembre 2016 nous sommes partis avec toute l’équipe disputer un 8ème tour de coupe de France en Guadeloupe où nous nous sommes imposé 3-0. Un mois plus tard en janvier 2017 nous sortions Brest pensionnaire de Ligue2 qui jouait la montée en Ligue 1 sous le score de 2-0. Nous nous sommes alors qualifié pour les 16ème de final de la coupe de France. Ce fût une aventure extraordinaire, ce sont des moments magiques pour des footballeurs semi pros comme nous.

Qu’est ce que ça fait de jouer son premier match en Nationale 2 ?

Je serais un menteur si je te disais qu’on ne ressent pas un peu de stress. Tu t’es préparé et entrainé pour cela mais entre les entrainements et l’intensité qu’on retrouve en match il y a un monde ! Tu y penses beaucoup la veille tu te dis que tu n’as pas le droit à l’erreur. Avec le peu de recul que j’ai, je dirais que la meilleure des choses à faire est de le considérer comme un match normal, rester concentré mais sans se prendre la tête tout en prenant du plaisir.

Concrètement, quelles sont les qualités que requiert un bon joueur pour toi ?

Cela dépend des postes mais je dirais que de manière générale, qu’un bon joueur doit être complet physiquement et techniquement avec une caractéristique qui le démarque des autres.

Est-ce difficile de se faire une place en tant que titulaire ? Si oui, pourquoi ?

Oui. Et particulièrement à Fleury qui est un club ambitieux et qui joue les premiers rôles chaque année. De ce fait, il y’a beaucoup de bons joueurs avec certains qui viennent de Ligue 2. Pour moi qui n’ai jamais eu la chance de suivre un centre de formation puisque je suis resté à Fleury depuis mon plus jeune âge, je trouve que c’est une chance d’évoluer dans un groupe avec autant de qualité. On progresse forcément beaucoup plus et plus vite.

As-tu rencontré des difficultés particulières jusqu’ici ? 

J’ai la chance de ne jamais avoir connu de graves blessures. En revanche le mental est un point primordial chez n’importe quel sportif. Je n’appellerais pas ça des difficultés mais il est vrai que lorsque tu passes plusieurs semaines sur le banc sans jouer il faut s’accrocher, être patient et ne jamais laisser tomber ! Cela te fait revenir encore plus fort.

Quels sont les avantages de jouer en Nationale 2 au sein du club de Fleury ? 

C’est un club ambitieux qui se donne les moyens de réussir. Le cadre est très professionnel et propice aux bons résultats. Nous avons la chance de bénéficier d’un certain confort avec un bus qui nous appartient un staff très compétent et de très bons joueurs. C’est vraiment un plaisir. Concernant les salaires nous ne discutons pas trop de cela entre joueurs, je perçois pour ma part un salaire jeune et les primes de matchs sont les mêmes pour tout le monde puisque sur le terrain nous nous battons pour une cause collective et non individuelle. Les primes de matchs sont dans la moyenne haute je pense donc oui c’est un avantage.

Ton père a t-il joué un rôle pour toi dans tes choix sportifs ? 

Oui lorsque j’étais plus jeune il m’a souvent conseillé (et encore aujourd’hui de temps en temps je dois l’avouer). Même si bien souvent je n’en fais qu’à ma tête et je n’écoute que moi.

Est-ce que c’est compliqué de s’appeler Bovis quand on joue à Fleury Merogis ?

Forcément ! Entre les aprioris et les rumeurs qui circulent ce n’est jamais facile. Mais j’ai toujours travaillé ça fait bientôt 20 ans que je suis au club en tant que joueur donc quoi qu’on puisse dire, ça montre quand même une certaine fidélité et un attachement pour ce club. En jeune c’était un peu plus compliqué à gérer avec les joueurs mais en National 2 ça va mieux. A ce niveau-là ce qui est le plus compliqué à gérer, ce sont certaines personnes qui ne me connaissent pas et qui se permettent de parler sur moi. Mais cela m’importe peu,  je suis ma ligne directrice. La plupart des supporters me connaissent depuis que je suis petit donc je n’ai aucuns soucis avec eux et je les apprécie particulièrement.

Aurais-tu un conseil à donner aux jeunes qui veulent devenir footballeur?

Le football est un milieu extrêmement concurrentiel. Quoi qu’il en soit il faut toujours continuer à croire en ses rêves, garder sa ligne directrice et faire preuve de patience. Par contre, il faut avoir conscience que peu de personnes arrivent à en faire un métier. Même si, tôt ou tard le travail finira toujours par payer.

Steve Beaunay

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