Essonne : trois magasins de la Croix Blanche ravagés par les flammes

Dans la nuit de dimanche à lundi, un incendie s’est déclaré dans un entrepôt de Fleury-Mérogis. La cinquantaine de salariés impactés devrait être replacée dans d’autres magasins.

Une forte odeur de brûlé se faisait encore sentir plusieurs heures après l’incendie. A quelques endroits, de la fumée s’échappait toujours de la toiture du bâtiment, surveillé de près par les sapeurs-pompiers qui sont restés sur place. Si la circulation avait repris ce matin, de nombreux automobilistes s’arrêtaient interloqués face à l’ampleur des dégâts.

Dans la nuit de ce dimanche à lundi, vers 1 heure, un important incendie s’est déclaré dans la vaste zone d’activités de la Croix Blanche de Sainte-Geneviève-des-Bois, sans faire de victimes. Le feu, qui a pris dans un entrepôt de l’enseigne de vêtements Naumy, situé à l’entrée de la zone du côté de Fleury-Mérogis, s’est ensuite propagé à plusieurs enseignes voisines, dont les magasins Saint-Maclou et Tati.

Quelque 65 sapeurs-pompiers venus de douze centres de secours ont été mobilisés. « Les deux magasins de vêtements ont été entièrement détruits, indique la communication du service départemental d’incendie et de secours de l’Essonne. La boutique de revêtements de sol et de décoration a été endommagée au niveau supérieur par les fumées de l’incendie et au niveau inférieur par les eaux d’extinction du sinistre. » Le restaurant Le Bureau et la salle de réception Suite 91 sont également impactés par les fumées.

Une voiture-bélier retrouvée dans l’entrepôt

Prévenu dans la nuit, Frédéric Petitta, maire (PS) de Sainte-Geneviève-des-Bois et vice président en charge du développement économique et de l’artisanat au sein de Cœur d’Essonne agglomération (qui réunit les communes autour de Sainte-Geneviève et Arpajon) a rencontré une grande partie des salariés présents sur place ce lundi matin. « Il ne devrait pas y avoir de chômage technique, rassure l’élu. Tous devraient être replacés dans d’autres magasins des mêmes marques. »

Cela concerne une cinquantaine d’employés. « A la veille de Noël, c’est une période très embêtante pour l’activité commerciale mais aussi pour ces personnes qui perdent leur outil de travail », note Sylvain Tanguy, maire (PS) du Plessis-Pâté, commune voisine.

Si c’est l’enquête, menée par la gendarmerie, qui déterminera les causes de l’incendie, elles pourraient être liées à la présence d’une voiture-bélier retrouvée dans un des magasins. « Pour des raisons qui restent encore inconnues, un véhicule est rentré en marche arrière dans l’entrepôt, le seul endroit où il n’y a pas de plots de protection, avant de prendre feu », explique un proche d’Aline Cabeza la maire (DVG) de Fleury-Mérogis, qui a pris un arrêté de péril interdisant l’accès aux magasins.

 

@LeParisien

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