Depuis 1998, l’association « Dire – Lire » met du coeur à l’ouvrage afin d’aider des habitants essonniens, d’origine étrangère, à apprendre le français.

Acquérir de l’autonomie rapidement, faciliter l’accès au travail, au logement mais également à la santé et à la culture sont les enjeux majeurs de cette association. Depuis sa création, les membres de « Dire- lire » oeuvrent, main dans la main, avec les apprenants pour répondre au besoin de cours d’alphabétisation. Réfugiés politiques, demandeurs d’asile, chercheurs étrangers, jeunes filles au pair ou migrants, tous sont désireux de vivre en France. Une volonté qui ne va pas sans l’apprentissage de la langue.

Montrer la richesse du multiculturalisme

Grâce à cette association, ils sont désormais 290 habitants de la communauté de communes Paris- Saclay à profiter de trois cours d’une heure et demi de français par semaine. L’occasion donc pour ces inscrits d’apprendre à maîtriser la langue de Molière et dans l’avenir, de pouvoir s’intégrer et développer leur quotidien en France. Si l’enjeu est de taille pour celles et ceux qui sont accueillis par les bénévoles, l’envie ne manque pas. « Nous avons un vrai désir de promouvoir l’engagement des apprenants dans la vie de la ville. C’est une manière d’acquérir plus de confiance en eux. C’est aussi une façon de les rendre visibles et de montrer la richesse du multiculturalisme » nous explique Annick Henry-amar, présidente de l’association.

Au total, ce sont 35 formateurs bénévoles qui assurent les cours en binôme. Chaque année, l’association accueillede nouvelles recrues motivées qui ont a coeur de partager leur savoir. Des bénévoles tous dévoués à cette cause, « passionnées et qui disent combien les rencontres sont riches d’humanité » raconte Annick Henry-amar.

L’insertion par l’ouverture à la culture

L’association ne limite pas ses efforts aux cours théoriques. En effet, « Dire-lire » est également l’occasion de moments de partages et d’initiation à la culture. Soirées à thème, ateliers pour les plus petits, sorties culturelles dans la ville de Palaiseau ou dans Paris, l’association tient à ce que les inscrits puissent découvrir et participer à des activités qui permettent de s’immerger un peu plus dans leur région.

Bénévoles et participants de l’association lors d’une sortie à Beaubourg en 2017.

L’association, qui s’investit pleinement pour venir en aide aux inscrits, souhaite se développer notamment à travers l’utilisation d’outils numériques et faciliter, ainsi, les démarches administratives. Un besoin fortement ressenti par la présidente de « Dire-lire » qui explique que « les apprenants ont besoin de se familiariser avec les sites pédagogiques et administratifs, pour acquérir de l’autonomie dans leurs apprentissages et répondre à leurs besoins dans la vie quotidienne». Afin d’aider les participants à aller de l’avant, cette dernière regrette « qu’il n’y ait pas de salle équipée d’ordinateurs disponibles pour les cours ».

Lauriane Huguet

Catégories : Actualités

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