Une vingtaine de participants d’une rave-party installée à Etampes ont tenté de récupérer le matériel saisi et placé au commissariat d’Arpajon. Un homme a aussi été interpellé en possession de plusieurs centaines de cachets d’ecstasy.

Près d’un millier de personnes ont dansé tout le week-end sur un terrain privé situé dans le quartier Saint-Martin d’Etampes. Face aux nuisances sonores et aux plaintes des riverains, les enquêteurs ont placé en garde à vue quatre des organisateurs de cette rave-party pour « agression sonore ».

Ils ont aussi saisi du matériel et l’ont acheminé jusqu’au commissariat d’Arpajon. C’est là que, dans la nuit de dimanche à lundi, une vingtaine de participants a décidé de tenter de récupérer la sono confisquée. Et les danseurs se sont montrés virulents, affichant également leur soutien à leurs acolytes entendus dans les locaux de la police.

Des renforts ont permis d’apaiser les tensions et la rue devant le commissariat a été fermée à la circulation pour permettre de disperser les fêtards. « Encore une fois les forces de l’ordre sont défiées en raison d’un manque d’effectif », soupire le syndicat de police Alliance.

Un homme a été interpellé dans la nuit de samedi à dimanche en marge de la manifestation à Etampes, il avait sur lui près de 200 g d’herbe de cannabis et plus de 200 cachets d’ecstasy. Il a été placé en garde à vue.

La préfète de l’Essonne qui « condamne sévèrement ce genre d’agissements qui nuisent à la tranquillité des riverains » insiste sur l’action de « la police en coordination avec la gendarmerie, qui a organisé un contrôle permanent des flux entrants comme sortant de véhicules sur les axes menant au site ». « Ces contrôles dissuasifs ont permis de limiter les troubles à l’ordre public », souligne-t-elle.

@LeParisien

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