En pleine crise sanitaire du coronavirus en France, le quotidien tant à se compliquer un peu plus chaque jour pour les sans-papiers en situation irrégulière.

Selon France Terre d’Asile, ils sont des dizaines, voire des centaines d’étrangers à avoir regagné la France ces quelques dernières années. La plupart s’y sont hasardés dans l’espoir de voir leur situation régularisée une fois installés en France. Si certains ont réussi ce pari, d’autres vivent toujours illégalement sur le territoire français. Pour ne rien arranger, leur situation s’est davantage dégradée avec cette pandémie de coronavirus qui sévit dans le monde.

Afin de lutter contre la propagation de ce virus, les autorités françaises ont adopté plusieurs mesures radicales, parmi lesquelles le confinement général. Cette disposition, instaurée dès le 17 mars, a bouleversé la vie de cette catégorie d’émigrés. Selon La Cimade, les sans-papiers travaillaient au moins et arrivaient à mener leur vie. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Selon certains émigrés, le danger est de finir dehors, dans la rue, sans pouvoir payer son loyer. Avec le confinement, ces étrangers ne peuvent même pas sortir pour faire leurs courses, de peur de se faire remarquer, déplorent nos interlocuteurs.

104 parlementaires réclament la régularisation des sans-papiers

Les sans-papiers peuvent seulement attendre pour que la situation liée au coronavirus s’améliore, le plus vite possible. Un geste de la part du gouvernement français en cette période de crise est la meilleure solution pour les aider. Observons que le Portugal a décidé, dimanche 29 mars, de régulariser tous les étrangers se trouvant en situation irrégulière sur son sol. Afin de régulariser les sans papiers, pour mieux les protéger, 104 députés français (députés de l’aile gauche de la majorité, ainsi que des élus socialistes, communistes et insoumis) ont fédéré à la proposition qui a été formulée par l’ancien membre de La République en marche (LREM) François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône.

Ces députés demandent au gouvernement de régulariser provisoirement les sans papiers afin de les protéger du Covid-19. Pour le président de la Fédération des acteurs de la solidarité, Louis Gallois “la fermeture des guichets d’enregistrement de la demande d’asile pose un véritable problème”. On laisse les personnes dans une situation catastrophique et le 115 ne peut pas se substituer à l’enregistrement des demandeurs d’asile”, affirme-t-il dans un entretien au Monde.


KHIANG Nayan

Catégories : Société

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