Suite à la décision d’interdire tous rassemblements de plus de 1000 personnes en France afin de lutter contre le coronavirus, la Ligue 1 va devoir se jouer à huis clos, et ce, jusqu’au 15 avril.

Il va malheureusement falloir s’y habituer. Depuis quelques semaines, l’épidémie du coronavirus parasite tous les secteurs en France, et le sport n’est pas épargné, loin de là. Alors que le 8e de finale retour de la Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et le Borussia Dortmund se tiendra demain à huis clos au Parc des Princes, les rencontres du championnat français vont devoir elles aussi emboîter le pas. 

Au cours d’un point presse le 9 mars, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu a annoncé, sur recommandation du ministre de la Santé Olivier Véran, que tous les événements rassemblant plus de 1000 personnes seraient désormais interdits. « Le ministre de la Santé Olivier Véran a interdit les rassemblements de plus de 1 000 personnes. À ce stade, cette règle s’applique jusqu’au 15 avril. Cette limitation a été annoncée de concert avec nos partenaires européens. Nous sommes dans un contexte exceptionnel et le monde sportif va être solidaire. Nous devons tous être soudés » a-t-elle exposé. 

« Le huis clos peut devenir notre doctrine »

Du côté de nos voisins Italiens, les nouvelles sont bien plus préoccupantes. Placé depuis hier en quarantaine, c’est tout un pays qui vit ainsi recroquevillé sur lui-même. Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a annoncé lundi soir que le championnat de football, comme toutes les manifestations sportives, était suspendu jusqu’au 3 avril. Quand on sait qu’en Italie, le football est une religion, c’est un énorme coup dur pour de nombreux Italiens. 

En Hexagone, la tendance n’est pour le moment pas aussi radicale, cependant le huis clos est une mesure qui permettrait ainsi de poursuivre les différentes compétitions sportives malgré les dangers significatifs de l’épidémie. « Cette nouvelle nous conduit à revoir notre organisation. Il faudra que le nombre de spectateurs soit limité, à 1 000 personnes en comptant les acteurs, ou en préférant le huis clos lorsque c’est possible. Nous travaillons avec les organisateurs en ce qui concerne la question des dédommagements. Dans cette période, le huis clos peut devenir notre doctrine d’organisation des compétitions. Ce sont les préfectures qui donneront le ton. Mais il faut que les échéances sportives soient respectées. C’est à étudier. Les organisateurs feront le choix soit de vendre jusqu’à 1 000 billets soit de décider le huis clos ».

Catégories : Sport

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