En pleine tempête Covid-19, il semble peu probable que la France échappe dans les jours qui arrivent à la phase 3 de l’épidémie. Mais alors, en quoi consiste concrètement le stade 3 ? Élément de réponse.

 Ce n’est qu’une question de jours. Alors que le président Emmanuel Macron recevrait ce jeudi à l’Elysée le ministre de la Santé, Olivier Véran et des médecins au sujet du coronavirus Covid-19, l’inquiétude grandit. Aujourd’hui, le constat est préoccupant. Le virus a tué neuf personnes, tous âgés entre 60 et 92 ans, et contaminé plus de 400 autres en France. Le chiffre ne cesse de s’accroître jour après jour tout comme la préoccupation des Français. Reçu à l’Elysée, l’expert Jean-François Delfraissy estime que le stade 3 sera atteint « dans quelques jours, une ou deux semaines maximum ». Mais que signifie au juste le « stade 3 » de l’épidémie ?

Les différents stades de l’épidémie en France

  • Le premier stade : empêcher l’introduction du virus sur le territoire national. Dès ce stade, des « quarantaines » préventives sont mises en place pour les personnes revenant d’une zone à risque. La priorité est donc d’identifier les premiers et potentiels malades.
  • Le deuxième stade : endiguer la propagation du virus en France. Ce stade correspond à l’apparition de foyers à différents endroits du territoire avec des regroupements de patients, appelés clusters. En France, deux clusters ont été identifiés, dans l’Oise et en Haute-Savoie. Depuis le 28 février, la France se situe au stade 2 de l’épidémie de coronavirus Covid-19, selon l’échelle établie par les autorités sanitaires.
  • Le troisième stade : le stade épidémique. A l’heure actuelle, cette phase parait inévitable. Ce stade est déclenché lorsque l’épidémie est généralisée sur l’ensemble du territoire et peut durer entre 8 et 12 semaines selon le ministère de la Santé. Ce dispositif a pour objectif de gérer de la meilleure manière possible l’épidémie et d’en atténuer les effets. Pour cela, les médecins et professionnels de la santé sont réquisitionnés. De plus, « les activités collectives sont fortement impactées », précise le gouvernement.

Il serait dès lors envisageable de voir comme le prévoit, de façon très théorique, le Plan de prévention et de lutte rédigé en 2011 en cas de pandémie grippale : la fermeture de crèches et d’établissements scolaires à l’échelle territoriale, voire nationale, la suspension de certains transports en commun et donc la restriction de grands rassemblements et d’activités collectives.

Catégories : Santé

0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.