Une Start-up essonnienne s’installe depuis peu dans le domaine spatiale. Mettant au point un moteur électrique innovant pour équiper des nano-satellites, Exotrail s’en va à la conquête de l’espace. 

Les satellites tels qu’on se les imagine traditionnellement sont d’énormes modules spatiaux pesant plusieurs centaines de kilos, voir plusieurs tonnes. Le prix de ces derniers atteignant plusieurs millions d’euros. Depuis plus d’une décennie, les acteurs privés se multiplient et les avancées technologiques permettent d’envoyer de plus petits modules. Désormais, des satellites de taille réduite, plus léger et coûtant moins chères font leurs preuves sur le marché.

Un domaine en pleine expansion

C’est sur le marché des nano-satellites qu’Exotrail, une Start-up basée à Massy se développe. Créée en 2017, elle compte déjà plus de 30 salariés et espère rapidement dépasser les 50 employés. La société essonnienne a mis au point un propulseur électrique révolutionnaire permettant de modifier ou de maintenir l’orbite d’un satellite.

L’an dernier, 11 millions d’euros de financement venaient permettre à Exotrail de commercialiser ses produits et poursuivre ses recherches. Pour sa première année de commercialisation, la start-up de Massy a signé plus d’un million d’euros de contrat. L’Agence Spatiale Européenne ou encore le CNES comptent parmi ses clients. Exotrail détient également un contrat avec Eutelsat, un opérateur français déployant une constellation en orbite de nano-satellites. 

Le propulseur ionique ?

Au vu du nombre d’objets présent autour de la terre, il semble préférable de contrôler l’orbite d’un satellite. Pour développer son moteur, Exotrail a miniaturisé la technologie présente sur de grands satellites, divisant ainsi la taille du propulseur par cent. Le moteur ExoMG repose sur la technologie de Hall, qui utilise la propulsion électrique. Le but est de ioniser (arracher des électrons à des atomes) un gaz, pour les placer dans un champ électromagnétique. En accélérant ces ions dans le champs, cela poussera la matière dans un sens. De fait, le propulseur est poussé dans l’autre sens, ce qui permet au satellite de se déplacer. Le moteur ExoMG d’Exotrail doit permettre d’aller cinq fois plus vite que les autres technologies sur le marché.

En plus de ses systèmes propulsifs embarqués, Exotrail déploie des logiciels au sol permettant de les contrôler. En ce sens, les modules envoyés gardent ou modifient leur orbite afin d’éviter les collisions. Afin de réduire la pollution spatiale, ces dispositifs permettent aux modules de revenir dans l’atmosphère après leurs missions.


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