Ce mercredi 4 mars a lieu pour la première fois la Journée mondiale unifiée contre l’obésité. Une journée destinée à lutter contre les idées reçues, mais également un appel mondial pour faire entendre les progrès à intensifier. 

L’obésité est un fléau qui touche plus de 2 millards de personnes à travers le monde, dont près de 8 millions de Français, soit 17% de la population. Une étude du Global Burden of Disease montre que l’obésité cause la mort de plus de 2,8 millions de personnes chaque année – cinquième cause de mortalité dans le monde. De plus, les indicateurs ne sont pas à l’optimisme. En 1997, 8 % des Français adultes avaient un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30. En 2016, ils étaient 17 %.

Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) le surpoids et l’obésité sont définis comme «une accumulation anormale ou excessive de graisse qui présente un risque pour la santé». Pourtant, cette pathologie reste très mal connue et perçue, notamment auprès des Français. A cette occasion, l’association française la Ligue contre l’obésité se mobilise avec un sondage fait par Odoxa pour savoir comment les Français voient l’obésité.

Pour les 2/3 des Français, perdre du poids est une question de volonté. Plus de six Français sur dix sont persuadés que l’obésité n’est due qu’à une mauvaise alimentation et à un manque d’activités physiques. Tant d’idées reçues alors que dans les faits, l’obésité est due à plusieurs facteurs : des facteurs génétiques, psychologiques, métaboliques ou environnementaux. 

Une méconnaissance qui complexe davantage les obèses

D’après les personnes interrogées, il faudrait mettre les personnes en surpoids ou en état d’obésité face à leurs responsabilités. Et pour cause, 84% des Français considèrent que l’obésité est un problème de santé publique et 67 % pensent que cela n’est pas assez pris en compte. Cependant, cette maladie reste assez mal connue du grand public. 

Il faut savoir, que les obèses souffrent beaucoup du regard des autres. Une grossophobie ambiante qui génère une forme d’anxiogène, notamment chez les obèses. D’après la Ligue contre l’obésité, presque les 2/3 disent avoir été victimes de racisme anti-gros. De plus, la communication du gouvernement avec le fameux « Mangez moins, bougez plus » aurait eu comme conséquence de renforcer les préjugés ambiants et de brider la prise de conscience de l’obésité comme réelle maladie. 

Catégories : Santé

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