La chambre des Métiers et de l’artisanat (CMA) de l’Essonne accueillait vendredi 25 juin la cérémonie de la meilleure baguette de tradition française de l’Essonne. Cette année, la meilleure baguette de tradition du département est Etampoise. D’autres lauréats ont été récompensés dans diverses catégories. 

Vendredi 25 juin, place aux remises de récompenses à la CMA de l’Essonne. De nombreux artisans boulangers sont présents pour l’édition 2021 de la meilleure baguette tradition de France en Essonne. Pour l’animation, Olivier Gérard, président des artisans boulangers pâtissiers de l’Essonne, du Val d’Oise et des Yvelines et Laurent Munerot, président de la CMA. Christian Thérond, Président de la faculté de métiers de l’Essonne était également présent.

Les lauréats

Une baguette tradition diffère d’une baguette classique. Olivier Gérard nous explique que la baguette tradition « ne doit pas comporter d’additif dans sa farine. Il y en a 5 qui sont autorisés, des additifs naturels. En revanche, on ne peut y mettre du E300, qui est de l’acide ascorbique, qui l’est pour une baguette classique. »

Cette année, c’est Anthony Beuchet du « Fournil d’Autrefois » à Etampes qui décroche le prix de la meilleure baguette tradition française de l’Essonne. Stéphane Guichard de la boulangerie « Les petits Gourmands » d’Athis-Mons arrive en seconde position, devant Cédric Jolivet de la boulangerie « La régale » à Vigneux. « Nos candidats se préparent déjà pour un concours éventuel de la meilleure baguette de tradition française » commente Olivier Gérard. 

La jeunesse était également à l’honneur lors de la cérémonie. En effet, Ilyas Aakel de la boulangerie des « Douceurs de Juvisy » remporte le prix du meilleur apprenti. La seule femme présente dans le classement est Solenne Grégoire qui arrive troisième de la catégorie des salariés. Cette dernière est remportée par Basile Berthaut de la boulangerie « Les Toqués »

Les conditions d’une bonne tradition

Pour définir la meilleure baguette tradition, 5 critères entrent en jeu. Pour Olivier Gérard, « il y a premièrement son aspect, on doit remarquer 4 coups de lames. Il faut également une belle cuisson et une mie alvéolée. L’aspect de la mie doit être sauvage et irrégulier. Vous avez évidement son goût et nous vérifions le fait qu’elle ne soit pas trop salée. Afin de respecter la réglementation du PNNS (Programme national nutrition santé), on est sur 18 grammes de sel pour 1 kg de farine. Cela équivaut à 5 baguettes. »

Le développement progressif d’un label

La cérémonie fut également l’occasion de rappeler la mise en place du label « Boulangers de France » par la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française . « Il y en a certains ici qui sont labellisés et je m’en réjouis, c’est un premier jet qui va fêter ses deux ans » souligne Olivier Gérard. L’adhésion a ce label est renouvelable tous les deux ans. L’ensemble des boulangers de France adhèrent à une charte de qualité. Ces derniers sont régulièrement vérifiés par le Bureau Veritas, un organisme d’inspection et de certification. 

La reconnaissance d’une solidarité entre artisans

Au cours de la cérémonie, Laurent Munerot a également tenu à remercier plusieurs boulangers pour leurs actions durant la crise sanitaire. En effet, l’opération « J’expose un artisan d’art » propose aux boulangers d’accueillir dans leur boulangerie des artisans d’art. « Ils n’avaient plus la chance de participer aux salons depuis plusieurs mois. Des boulangers ont accepté de mettre des bijoux, des poteries dans les boulangeries pour essayer d’aider les artisans. C’est ça aussi la communauté de l’artisanat qui s’entraide dans les moments difficiles. J’engage tous ceux qui auraient l’occasion d’y participer de le faire » saluait Laurent Munerot. 


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