Hier soir, dans un Signal Iduna Park bouillant, c’est un Paris-Saint-Germain brouillon et inquiétant qui s’est incliné (2-1) sur la pelouse du Borussia Dortmund en 8e de finale de la Ligue des Champions. L’optimisme est encore de mise, encore faudra-t-il montrer dans trois semaines un tout autre visage pour pouvoir espérer une qualification au tour suivant.

Après plus de deux mois d’absence, la plus prestigieuse compétition européenne faisait son grand retour. En guise d’ouverture de bal, la très belle affiche PSG-Dortmund promettait un spectacle et surtout un feu d’artifice offensif de toute beauté tant l’ADN des deux équipes est porté vers l’avant. 

Pourtant, très tôt dans la rencontre, on comprend que les plans de l’entraîneur parisien Thomas Tuchel vont se heurter à un mur jaune solide et bien compacte. La formation du PSG, qui évolue dans un 3-4-3 inédit, va avoir toutes les peines du monde à inquiéter Dortmund au cours de la première période (aucun tir cadré en 45 minutes). Au retour des vestiaires, les Allemands qui auraient du concrétiser leur domination bien plus tôt dans le match, vont ouvrir le score (69e) par l’inévitable Erling Braut Haaland, 19 ans faut-il le rappeler. Seulement six minutes vont suffirent aux parisiens pour réduire la marque par un centre de l’internationale français Mbappé bien repris par Neymar. Pourtant, ne vous y détrompez pas, Dortmund ne va pas tergiverser bien longtemps et afficher leur mental à toute épreuve. Quelques minutes suivants l’égalisation, Haaland, intenable depuis le début de la rencontre, va loger le ballon au fond des cages parisiennes d’une frappe terrible des 20 mètres. Le PSG sonné, ne s’en remettra pas et s’inclinera sur le score de 2-1. 

Une défaite logique qui (re)plonge le PSG dans ses doutes

Au-delà de la défaite, qui n’est pas un si « mauvais » résultat en soi – une équipe battue 2-1 à l’extérieur au match aller d’un tour à élimination directe a 51% de chances de se qualifier au retour – cependant, le PSG inquiète dans la manière.

« On a joué avec trop de peur, ce n’est pas bien » T. Tuchel

Les lacunes sont nombreuses et préoccupantes : manque d’intensité, des leaders en panne d’efficacité, choix tactique douteux et manque de caractère. Mais le plus perturbant c’est sans aucun doute cette peur qui paralyse à chaque fois à ce stade de la compétition le PSG. Thomas Tuchel et Leonardo, le directeur sportif, faisaient appelle depuis plusieurs semaines à cette négativité ambiante et au manque de soutien de la presse à l’égard de leur club. En conférence de presse après la rencontre, il était difficile pour l’entraîneur parisien d’identifier les raisons de cette énième désillusion.

 « On manque un peu de confiance, j’ai la même impression que vous. On a joué aujourd’hui avec trop de peur de faire une erreur, ce n’est pas bien, on doit penser à la solution. Si tu penses trop à ne pas faire d’erreurs, tu fais trop d’erreurs. On a perdu notre confiance avec les ballons trop faciles. Je ne sais pas pourquoi. »

Une chose est certaine, Tuchel et ses joueurs ont trois semaines afin de trouver les solutions, sous peine une fois de plus, de plonger le club de la capitale dans une crise sans précédent. 

Catégories : Sport

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