Rédaction/ mai 25, 2018/ L'actu positive, Rencontres essonniennes/ 0 comments

Courts-métrages, pubs, clips ou encore films institutionnels, Julien Salhi s’est imposé comme une figure incontournable de l’audiovisuel en Essonne. Rencontre avec ce vidéaste courcouronnais de 28 ans.

Depuis combien de temps êtes-vous dans l’audiovisuel ?

J’ai commencé à 15 ans. Donc ça fait … 13 ans. J’ai fait mon premier court-métrage au lycée et je n’ai plus jamais rendu la caméra. C’était pour l’atelier Cinéma. Je me suis tout de suite senti à ma place.

D’où vous est venu cette passion ? A l’âge de 15 ans ça me parait être une vocation. Etait-ce le sentiment que vous aviez ?

J’ai toujours aimé les films. Je me souviens de Canal + Cinéma et Canal + Familly qui programmait très souvent des films. Je passais beaucoup de temps devant ma télé à regarder les films que j’aimais, que je pouvais d’ailleurs revoir des dizaines de fois.

Justement, quel est le film qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Un film en particulier ? Comme ça je ne vois pas … Il n’y a pas vraiment de films qui ont été fondateurs pour moi. C’est plutôt le milieu qui m’a donné envie, plus qu’un film. J’avais envie de connaitre ce milieu surtout. Après je me souviens d’un film, maintenant qu’on en parle ! Quand j’étais plus jeune, j’adorais Volte-face avec Nicolas Cage et John Travolta. Je le regardais en boucle et je me rappelle que j’adorais la musique du film. A l’époque il n’y avait pas encore internet comme maintenant, alors à chaque fois que la musique m’échappait, j’allais sur Canal + à la demande et j’essayais de retrouver le film pour me remettre la musique en tête.

Parlez-moi un peu de votre parcours ? Traditionnel avec des écoles d’audiovisuel ou plutôt à la force du poignet ?

Ni l’un ni l’autre. Disons que j’ai débuté tout seul et j’ai très vite voulu fonder ma propre boîte pour dépendre de personne. Mais je n’y connaissais rien en production, gérer la paperasse tout ça, donc j’ai fait un BTS en deux ans à CIFACOM à Montreuil de 2010 à 2012. En option Production du coup. Ça m’a permis de créer ma boîte de production Warrior Kid Production (WKP). J’ai déjà fait pas mal de choses depuis, je pense avoir quelques bonnes références comme des pubs pour PUMA, Le COQ Sportif, Guerlain. J’ai aussi travaillé pour des célébrités comme Djibril Cissé, David Lantin ou Willy Denzey. Là on va sortir avec un pote, Dorian Masson, un court métrage auquel je tiens…

J’allais y venir justement, pouvez-vous nous en dire plus sur ce court-métrage, qui sort bientôt je crois ?

Il s’agit d’un petit court métrage d’épouvante de 6 minutes. Ça s’appellera Frère Jacques. On est partis de la comptine pour enfants « Frère Jacques » et on s’est dit et si c’était un personnage maléfique. C’est une légende urbaine qui voudrait que frère jacques soit malveillant. On a casté un jeune garçon de Courcouronnes qui joue l’enfant persécuté et il y avait 6 heures de maquillage pour la créature. On a auto financé le film et on a tourné en un jour. Il est en étalonnage actuellement. Il est presque fini, je suis content.

Quand est-ce qu’on pourra le voir ? Vous avez une date de sortie ?

Prochainement. On n’a pas encore de dates. On va essayer de le présenter dans plusieurs festivals. On croise les doigts. Ensuite il sera visible sur internet, les réseaux sociaux. On espère que les gens apprécieront. Ça peut éventuellement me lancer, pour collaborer dans le futur avec des plus grosses boîtes de prod pour un long métrage, qui sait. C’est le but.

Ne pensez-vous pas que ce parcours d’autodidacte peut être un frein dans le milieu très relationnel qu’est le cinéma ?

Ce n’est pas parce que j’ai appris mon métier tout seul que je travaille seul, bien au contraire. Je fais les choses dans mon coin, parce que je pars du principe que l’on n’a rien sans rien. Si j’attends qu’on vienne me chercher pour faire un film, je peux attendre longtemps. Au contraire, je pense que si quelqu’un vient me chercher et voit que je me suis débrouillé tout seul pour monter ma boîte, faire les films que j’ai envie de faire, il se dira : Lui, il en veut. La vie ne te donne pas les choses gratuitement, il faut savoir saisir sa chance et faire sans rien attendre en retour.

Maxime Dufin

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