Lat91 WebMaster/ avril 5, 2019/ L'actu positive/ 0 comments

Les 2 400 m² des trois gymnases du complexe sportif Jesse Owens de Ris-Orangis n’étaient pas trop grands pour accueillir l’exposition de modélisme ferroviaire organisée par l’association Rail91 à l’occasion de ses 40 ans.

Photo Latitude91

Parmi les participants, d’autres associations locales comme celles d’Arpajon, Pringy, Draveil ou encore Brunoy et des plus lointaines comme Meaux ou même Strasbourg. 30 réseaux ferrés miniatures, allant de l’échelle 1/450ème à celle au 1/43ème ont tourné tout le week-end, sans compter le réseau de la vapeur vive : des éléments au 1/22ème fonctionnant à la vapeur réelle.

Autres exposants : des collectionneurs passionnés, des artisans fabricants des éléments de décors ou de mécanique et quelques vendeurs de matériel. Au total, 53 exposants avaient répondu présents, dont deux associations de sauvegarde de locomotives anciennes.

Patience et Minutie

Les qualités principales de tous ces passionnés sont probablement patience et minutie, lorsque l’on réalise que certaines maquettes ont demandé 2500 heures de travail, comme celle de la gare d’Etampes réalisée par l’association de la ville du même nom ou qu’elles sont réalisées à toute petite échelle, demandant un attention tout particulière. Rien n’est laissé au hasard, du décor imaginaire à la reproduction fidèle : les trains, les rails et les quais, mais aussi les maisons, animaux, éléments végétaux et minéraux. Sans compter tout le câblage électrique nécessaire au bon fonctionnement de ces maquettes mobiles et toutes les animations imaginées pour que l’ensemble soit le plus réaliste et le plus vivant possible.

Photo d’illustration, maquette au 1/450ème

Certains ont choisi de travailler sur du matériel réel, comme l’APPMF, basée dans le Loir-et-Cher, qui travaille à la remise en état de fonctionnement d’une locomotive de 1922, classée monument historique et vedette de cinéma, la 230 G 353, ou le Musée vivant du chemin de fer, situé à Longueville, en Seine-et-Marne, qui propose une exposition de locomotives anciennes et des trajets en train à vapeur. Certaines restaurations peuvent durer des années, suivant l’état du matériel roulant récupéré, et les heures de travail de restauration se comptent en centaines de milliers, alors quelle émotions quand les locomotives peuvent enfin reprendre leur activité !

Tous les exposants présents ce week-end ont à cœur de partager leur passion, allant pour certains jusqu’à passer, à l’âge de la retraite, des licences de conduite sur ces vieilles dames qui requièrent un savoir-faire certain avant d’être autorisé à les emmener en promenade.

Mais sans aller jusqu’à faire tout cet apprentissage, ce week-end, les visiteurs avaient la possibilité de s’exercer sur des simulateurs et goûter aux plaisirs de la conduite.

Des talents remarquables et des détails impressionnants

Malgré des échelles très petites, les détails sont toujours présents, comme dans le travail de l’atelier d’accessoires du Rail Club de Meaux, où les femmes, qui sont extrêmement rares parmi les passionnés, fabriquent des éléments de décors et des personnages qui parfois ne dépassent pas le centimètre de haut. Au début créé pour une demande ponctuelle, l’atelier reçoit maintenant des commandes venant de partout et nécessitant parfois quelques recherches historiques. Une façon pour les compagnes des accrocs du rail de les accompagner dans leur passion et de devenir à leur tour passionnées par ce qu’elles font.

Des échanges entre associations locales

D’autres associations de Ris-Orangis étaient invitées, proposant chacune leur regard, forcément différent, sur le monde ferroviaire. Ainsi, le club d’histoire,  qui présentait un panneau sur la rame numéro 5 du TGV, baptisée en 1985 au nom de la ville, l’association de philatélie qui avait pour la circonstance réuni des timbres à l’effigie des trains et de l’histoire du rail et le club photo qui a travaillé durant six mois en amont sur ce thème et proposait un exposition de son travail.

Au total, sur les deux jours, l’exposition a accueilli pas moins de 1700 visiteurs, novices ou passionnés, venus principalement d’Essonne et de toute l’Ile de France.

En guise de conclusion, une petite question : Savez-vous à quoi correspond la première série de chiffres dans les noms des locomotives à vapeur ?  Prenons l’exemple de la vénérable 230 G 353. Elle s’appelle 230 parce qu’elle a 2 essieux porteurs à l’avant puis 3 essieux moteur, et pas d’essieu porteur à l’arrière. En d’autre terme, quand on la regarde de profil, on voit deux petites roues devant et ensuite trois grosses.

Bénédicte Le Cloërec

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