Au premier trimestre 2020, 502 400 emplois ont été supprimés par rapport à 2019. Le nombre d’emploi salarié a chuté de 2,0% révèle l’INSEE et “retrouve son plus bas niveau depuis le quatrième trimestre 2017.”

L’INSEE (Institut National de la statistique et des études économiques) a publié de jeudi une étude selon laquelle un demi-million d’emploi avait été supprimé à la fin du premier trimestre 2020. Cette baisse concerne presque uniquement le secteur privé qui a perdu 497 400 emplois (soit -2,5%) alors que le secteur public a perdu 4 900 emplois (soit -0,1%).

Aussi, l’intérim est le type d’emploi le plus touché avec une suppression de 318 100 emplois soit -40,4%. Il enregistre une baisse historique avec un niveau comparable à celui de 2009, précise l’INSEE.

Une baisse dans tous les secteurs mais principalement dans les services marchands

Les secteurs de la construction et de l’industrie sont les plus concernés par la baisse d’emploi avec respectivement -60,5% et -40,7%. L’emploi industriel subit sa première baisse depuis le premier trimestre 2017 (-0,4% soit 11 300 emplois).

L’emploi de la construction recule aussi de 0,4% (-5 600 emplois), sa première baisse depuis fin 2016. Malgré ce recul, le nombre d’emploi dans ce secteur reste supérieur à celui d’il y a un an (+1,8% par rapport à l’an dernier).

Les services marchands reste le secteur le plus touché particulièrement dans l’intérim, -3,7 % soit 468 400 destructions nettes. Sans l’intérim, ce secteur reste grandement touché, −1,3 % soit −150 300 emplois. Les services marchands hors intérim retrouve ainsi un niveau similaire à celui de l’année dernière. L’emploi salarié chute aussi grandement dans le secteur de l’hébergement-restauration (−4,4 % soit −50 600 emplois).

Pour réaliser cette étude, l’INSEE s’est appuyé sur les critères du Bureau international du travail (BIT). “Sont comprises dans l’emploi à la fois les personnes ayant travaillé au moins une heure rémunérée pendant une période donnée, mais également les personnes n’ayant pas travaillé pour certaines raisons (congés rémunérés, arrêts-maladie, chômage partiel, etc. – dans certains cas sous conditions de durée). Pendant la crise sanitaire qui a commencé au premier trimestre, un nombre inédit de salariés se sont trouvés en situation de chômage partiel ou d’arrêt-maladie (y compris pour garde d’enfant): ces personnes sont bien considérées comme en emploi.”

Catégories : Société

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